لمَ لا. ألم يصبح المعارض الرقم واحد عبدالرحمن اليوسفي رئيس وزراء؟
Bien que je ne soit pas personellement contre l'idee, je ne suis pas du tout convaincu que nommer un premier ministre Sahraoui pourra, au stade ou l'on est aujourd'hui, changer quoi que ce soit a la solution du probleme. Un premier ministre (ou meme un ministre des affaires etrangeres) Sahraoui au tout debut du conflit (au debut des annees 80 par exemple) aurait peut-etre pu gagner plus de soutien pour la cause marocaine chez les tribus Sahraouis, facilitant ainsi la tenue d'un referendum, ce qui aurait resolu le probleme une bonne fois pour toutes. Maintenant que les negociations avec le Polisario sont au point mort, que le referundum semble bien etre mort et enterre, et que l'effort diplomatique entre les differentes parties semble etre a son plus bas niveau depuis bien des annees, qu'est-ce qu'on pourrait bien attendre d'un tel premier ministre? Il ne peut tout de meme pas esperer raviver le referundum. Alors, a quoi bon pourrait servir l'appartenance "ethnique" d'un eventuel premier ministre Sahraoui? Y a-t-il quelque chose qui m'echappe ici? J'attends vos reactions!
5 comments:
Le bon profil au bon endroit, disait l'autre. Quand comprendra-t-on que la competence n'a rien a voir avec l'appartenance ethnique? Il ne s'agit pas de nommer une personne pour satisfaire un groupe ethnique mais nommer la personne la plus appropriee.
Je pourrais comprendre si, en France, on appliquait la question au responsable du dossier immigration (mais en appliquant egalement le principe de meritocratie sur lequel on s'est tellement egosille sur ce blog) mais dans le cas du Sahara, on attend toujours le bon profil :(
Oui, je suis d’accord avec vous. La nomination d’un ministre Sahraoui maintenant serait mal venue. Le Polisario et l’Algérie lui colleraient rapidement l’étiquette de « vendu » pour le discréditer aux yeux des Sahraouis. Il existe d’autres alternatives, complexes certes, mais plus efficaces pour faire avancer le dossier marocain sur la question du Sahara. Un des problèmes, Karim, est que le Maroc ne semble plus intéressé par un referendum, ce que je comprends parfaitement. L’erreur, c’est plutôt, d’avoir accepté, dés le départ, le referendum pour le contester maintenant. Cela a terni l’image du Maroc. Je crois que Basri, que beaucoup saluaient pour son « efficacité » dans ce dossier, a été plutôt catastrophique en cherchant plutôt la confrontation, synonyme de statu-quo. Maintenant, nous devons chercher, entre autres, à multiplier les rencontres et les rapprochement avec certains membres du Polisario, à titre isolé, à l’insu de l’Algérie et de ses militaires, pour essayer de les convaincre du principe d’un Sahara jouissant du statut d’autonomie mais intégré à la souveraineté du Maroc.
non seulement je suis pas d'accord avec cette solution mais je pense que ce genre de propositions refletent l'esprit des tribus qui subsiste encore chez ceux qui en font.
mais pourquoi comparer le maroc avec l'irak?
yousfi n'etait pas designe premire ministre selon son appartenance ethnique ou tribale, alora c'est quoi encore cette comparaison avec un eventuel ministre sahrawi?
et si on fait ca pour les sahraouis, ne doit-on pas etaler cela sur toutes autres regions et tribus?
Mehidou, on t’a perdu de vue depuis pour un bout de temps. Il était temps que tu reviennes !
Je crois aussi que la comparaison avec l’Iraq n’est pas appropriée. Quant à la proposition de désigner un Premier ministre Sahraoui, en plus de sa faiblesse et de son timing inadéquat, elle reflète également l’état de fatalisme et l’impasse qui règnent chez une bonne partie des médias et de la classe politique du pays.
Je refuse cette idée de nomination de premier ministre selon son origine ethnique.
Elle est moralement inacceptable. Il y a bien un ministre sahraoui au gouvernement (celui de la santé) mais il a été nommé à ce poste par mérite et non par appartenance géographique.
Je crains que cette proposition ouvrira la voie à toutes les dérives, demain d’autres régions réclameront «leurs » ministres…
Concernant le problème du Sahara je crois que le Maroc est dans une impasse justement parce qu’il le considère toujours dans un contexte maroc-marocain ! Il est grand temps que notre diplomatie bouge, essaye de convaincre les autres pays de la communauté internationale au lieu de subir la pression des autres.
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